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Comment arrêter votre cerveau de bavarder non-stop !?!

Comment arrêter votre cerveau qui réfléchit trop et qui est en constant dialogue avec vous-même

Blablabla… Blablabla… Le cerveau des hypersensibles ne s'arrête jamais ! C'est un problème très courant chez les personnes très sensibles.

« Mon cerveau ne me laisse pas une minute de répit ! » ou « Ou est le bouton “arrêt” ! » ou « Et me voila encore en train de suranalyser. ».

Cela vous dit quelque chose ces petits refrains que nous chantons pour nous-mêmes ? Nous souhaiterions que, de temps en temps au moins, nos pensées tout simplement fassent une pause… même un tout petit break… juste pour nous laisser respirer.


Si vous souriez et hochez de la tête… on se comprend.

Le Penseur de Rodin - Paris
Le Penseur de Rodin - Paris

Parfois cela peut être incroyablement frustrant et accablant. Toute cette réflexion est épuisante, mais en réalité cela a beaucoup de sens. L’une des principales caractéristiques de la haute sensibilité est la « profondeur du traitement des informations ». Et nous-y voilà ! Cela signifie que nous réfléchissons à un niveau très profond. Vraiment ? Eh oui, nous prenons toutes les informations que nous absorbons de notre environnement, et nous plongeons dans nos pensées à propos de n'importe quelle situation. Que ce soit les autres, nos propres actions, nos croyances et nos valeurs, ou même tout simplement un commentaire que nous avons entendu, ou un regard qui nous a été lancé, et c’est parti ! Autant dire que, à part s’enfermer seul dans une pièce capitonnée, sans fenêtre et sans même un meuble, nous n’avons guère de chance d'arrêter le dialogue permanent qui bourdonne dans nos têtes. Et même si nous réussissions cet exploit, nous aurions d’autant plus de questions quant à notre présence dans cette pièce ! :)) Donc autant dire que c’est pratiquement impossible.

Pas aussi vite ! Nous n’allons pas nous laisser abattre comme cela, nous avons des ressources, n’est-pas ? Plein de ressources et d’imagination !


Mais pourtant imaginez ce scénario, un scénario typique hypersensible.


Vous avez une réunion avec votre patron au sujet d'un projet sur lequel vous travaillez sans relâche. Votre patron vous écoute mais reste complètement stoïque, aucune réaction ni positive ni négative. (Cela peut être très perturbant pour un hypersensible !) Remarquant que vous n’avez aucun retour de sa part pendant la réunion, aucune question, c’est vous qui commencez à vous en poser. « Est-ce que mes explications sont claires ? Est-ce ce que je lui expose qui le contrarie ? Peut-être est-il de mauvaise humeur ? » Vous terminez votre présentation, même si à la fin, vous vous sentez définitivement confus, et ébranlé par le silence de votre patron. Il n’en fallait pas tant pour que votre cerveau s'envole. Et vous voila parti : « Pourquoi m'a-t-il regardé comme ça ? Je n’ai probablement pas bien expliqué mon point de vue. Je parie qu’il a pensé que je le critiquais, pourtant ce n’était pas le cas. J'essayais simplement de souligner la complexité du projet. Pensait-il que j’essayais de lui faire comprendre que le projet était trop complexe ? Ne me l’aurait-il pas dit s'il pensait que j’avais tort ? Si il veut que j’aborde les choses différemment, pourquoi ne me l’a-t-il pas dit ? A-t-il l’impression que je laisse tomber tout le monde sur ce projet ? A-t-il eu une mauvaise impression et cela va avoir une sérieuse incidence sur mon évaluation en fin d'année ? Et voilà, tout mon travail acharné est tombé à l’eau ! »


Bouhouhou… Poor me !


Cela vous semble-t-il familier ? Pas de jugement ! Nous sommes tous victimes de notre cerveau qui peut partir à la dérive en un quart de seconde. Autant nous pouvons être des personnes agréables, attentionnées, consciencieuses et des travailleurs acharnés, lorsque nous avons une interaction avec qui que ce soit, nos antennes peuvent très vite se mettre en état d’alerte. A partir d'un petit rictus, d’un silence un peu trop prolongé, d’un regard dans le vide, nous tombons immédiatement dans une spirale d’hypothèses, et imaginons le pire des scénarios en un rien de temps.


Pourquoi? Parce que nous sommes sensibles. Notre système nerveux, en particulier, est ultra sensible. Au moindre petit problème, au moindre danger, il se met en état d’alerte.


Mais il y a un bon côté des choses - enfin ! ;)

L'hypersensibilité est un trait inné (en grande partie génétique) qui est expliqué par le fonctionnement différent de 3 gènes spécifiques. Or ces trois ensembles distincts de gènes jouent un rôle qui affecte notre cerveau et notre système nerveux. Les personnes très sensibles peuvent posséder une partie ou la totalité de ces différences génétiques, ce qui explique aussi l'échelle de sensibilité de chaque hypersensible.

Ces spécificités pourraient être liées à l’évolution humaine en raison du bénéfice accru des expériences que les personnes très sensibles peuvent vivre, et des indices qu’elles peuvent détecter. Je m’explique.


Parce que les personnes sensibles (et les animaux !) ont la capacité de détecter des signaux que les moins sensibles ne voient pas ou bien moins qu’eux, ils ont une approche plus sage et attentive dans des situations nouvelles ou inhabituelles. Ils captent des indices environnementaux et reconnaissent des choses que d’autres ne peuvent pas. Cela leur permet de prendre des décisions plus intelligentes et plus prudentes que les personnes moins sensibles. Alors même si cela a un coût élevé, notre surstimulation, la sensibilité est un super atout pour nous-mêmes et pour l'espèce humaine en général.

Avoir dans un groupe ou une communauté de personnes sensibles et attentives aux changements subtils, qu'ils soient liés à la météo ou à l'humeur des gens qui les entourent, peut aider à résoudre les problèmes dès le début.


J'irais même plus loin en disant que, parce que ces dernières années, nous avons constaté une augmentation rapide du nombre d’enfants nés avec une haute sensibilité, à mon avis, c'est le signe que la race humaine progresse vers un état supérieur. La capacité d’absorber des quantités beaucoup plus importantes de données sensorielles constitue un saut évolutif pour notre espèce..


Mais pour en revenir à notre cerveau qui est toujours en mode ‘power on’, même si historiquement, nous pensons que cela a probablement bien servi les humains pour donner l’alerte face au danger, aujourd’hui il n’y a pas beaucoup de danger réel. En fait, il y en a, mais ils sont ailleurs. Notre système nerveux, ne sachant pas toujours à quel type de danger nous faisons face, réagit alors en mode panique “combat, fuite, gel” pour nous protéger de toute menace. C’est parce qu’il détecte des signaux indiquant que tout n’est peut-être pas correct (« peut-être » étant le mot clé) qu’il réagit. Cette réaction peut nous amener à un mode panique. Ceci est frustrant, car lorsque ça se produit, nous ne pouvons même pas penser clairement. Cela arrive lorsque notre processus de pensée de niveau supérieur se bloque à mesure que notre corps passe en mode survie. Sérieusement, qui réfléchit lorsqu’il est en danger immédiat ? Personne ! C’est instinctif… pas besoin de penser très fort pour riposter, s’enfuir ou faire le mort, n’est-ce pas ?

Appel decouverte

Alors comment arrêter votre cerveau de bavarder non-stop !?!

Que pouvons-nous faire dans ces situations où notre cerveau s’emballe alors qu’il n’y a pas de tigre derrière nous ? Une solution toute simple, trop simple à première vue… je demande à la respiration profonde d’entrer en jeu. Je sais, je sais, cela peut paraître trop simpliste, mais toutes les recherches le prouvent, prendre des respirations profondes qui atteignent notre diaphragme active le système nerveux parasympathique du corps. Le système nerveux parasympathique est le système qui rassure physiologiquement notre corps sur notre sécurité. Pour schématiser, c’est l’équilibre du système nerveux sympathique qui joue les superhéros pour nous sortir d’une mauvaise situation ! Ainsi, lorsque nous nous sentons réactifs et paniqués, reprendre contact avec notre corps à travers la respiration peut nous aider à reconnaître que tout va bien. Et oui, la respiration profonde est l’outil le plus simple qui fait exactement cela, nous faire comprendre que nous ne sommes pas en danger !


La prochaine fois que vous serez dépassé, perturbé, et que vos pensées et vos inquiétudes se transformeront en un vilain trou noir, je vous invite à respirer consciemment:


Inspirer en comptant jusqu'à 4,

Retenir votre souffle en comptant jusqu'à 2,

Expirer lentement en comptant jusqu'à 4,

Maintenir pendant 2.

A répéter 10 fois !


Offrez-vous cette pause. Vous le méritez et votre cerveau aussi !


PS : Si cette astuce vous intéresse et que vous en cherchez plus, vous pourriez être un candidat idéal pour mon groupe de soutien en ligne pour les hypersensibles ! Un nouveau cycle commence en janvier et les places sont limitées. Postulez dès aujourd'hui pour voir si le groupe vous convient !


Prenez bien soin de votre moi hypersensible !


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