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Comment connaître ses limites afin de pouvoir les respecter.

On parle partout de respecter ou d’imposer nos limites. Il est vrai que fixer et maintenir des limites est une compétence. Mais avant d'établir des limites saines avec les autres, il faut d’abord savoir par où commencer et donc savoir ce dont vous avez besoin. Apprendre à mieux se connaître pour définir quelles sont vos propres limites est le point de départ sans lequel vous ne pourrez jamais établir de limites avec les autres…


Pour vous aider à connaître vos limites, voici un nombre de choses que vous pouvez faire.

Comment connaître nos limites
Comment connaître ses limites afin de pouvoir les respecter.

Comment connaître ses limites afin de pouvoir les respecter.

J'ai déjà écrit un article sur la façon de fixer des limites saines dans vos relations en communiquant, gentiment mais fermement, vos besoins aux personnes qui vous entourent. Mais que se passe-t-il si vous ne savez pas ce dont vous avez besoin ? Tout en vous crie au malaise, vous ne vous sentez pas bien, mais vous n’avez aucune idée définie pourquoi et encore moins par où commencer pour trouver une solution. Alors que faire ?


Je suis passée par là, moi aussi. Sous l’emprise d’une mère qui n’avait que le titre, mon enfance ne m’a pas permis d’avoir des limites, tout simplement. J’essayais de plaire par tous les moyens et d’entrer dans les bonnes grâce de tout le monde en ignorant complètement mes propres besoins. Pendant la majorité de mes années d’adulte, je me suis épuisée émotionnellement, mentalement et financièrement. J’ai répété des dizaines et des dizaines de fois ce modèle de comportement dans tous les domaines, personnel, professionnel et même amical. Puis un jour, je me suis écroulée. Mon corps a cédé, et avec lui, ma santé mentale. Aucune distraction, période de vacances ou balade quotidienne, ne pouvaient m'aider. J'étais au bout du rouleau et mon corps a tiré le signal d’alarme brutalement. Je n'avais plus d'autre choix que d'apprendre mes limites, et ensuite d'apporter les changements nécessaires. Cela a duré plus que nécessaire car je n’ai pas cherché l’aide à l'extérieur qui aurait pu me faire avancer plus vite. Aujourd’hui, je le sais, si j’avais eu la réflexion de demander de l’aide pendant cette période, je pense que cela aurait vraiment valu la peine car partager certaines des choses m’aurait aidé. Alors j’ai ramé pendant de longs mois avant de comprendre ce que je devais faire et comment.

Depuis, après avoir erré sur des chemins qui n'aboutissaient à rien, j’ai travaillé sur moi-même, et puis j’ai appris les étapes essentielles pour connaître mes propres limites. Je vais partager avec vous ces trucs tout simples qui vous permettront d’apprendre vos limites.


1. Passez du temps seul

Rien ne peut vous apporter plus de clarté que le temps passé seul. Accordez-vous du temps, même si ce n'est que quelques dizaines de minutes par jour, et faites ce que vous voulez. Laissez parler votre instinct. Ne faites pas de ce temps privilégié un devoir ou une obligation. Ne vous imposez rien ! Écoutez de la musique, lisez, faites de l'exercice, cuisinez, méditez, tenez un journal, dansez dans votre salon, terminez un puzzle ou lancez-vous dans un ‘craft’ quelconque. Que cela soit sage ou fou, faites ce que vous voulez. Seul.


L’avantage ? Vous apprendrez vos limites sans aucune distraction ou d'influences extérieures. Personne pour vous imposer leur choix et leurs préférences. C’est seulement en restant seul que vous parviendrez à savoir ce qui vous donne un état de bien-être. Alors viendra la conclusion : pourquoi cela devrait-il changer quand d’autres personnes sont là ?


2. Déterminez vos peurs

Lorsque vous vous retrouvez à nouveau dans la spirale de ne pas respecter vos limites, faites un arrêt sur image, et creusez le sujet. Réfléchissez aux motifs qui vous poussent toujours à enfreindre vos propres besoins et à dépasser vos limites ou à laisser une autre personne les traverser à nouveau. Les motifs de ces agissements sont très probablement liés à une peur consciente ou inconsciente.


L’avantage ? Lorsque vous serez capable d’identifier la peur ou les angoisses sous-jacentes, vous pouvez les libérer. C’est un travail profond que je vous conseille de faire avec l’aide d’une personne qualifiée. Parfois (en fait, souvent), de vieux démons refont surface. Mais après ce travail, vous vous sentirez plus à l’aise pour dire “non” à vous-même avant de vous lancer à l'assaut d’une situation qui ne vous appartient pas. Vous réfléchirez à deux fois pour aller à la rescousse de quelqu’un qu’on vous l’ait demandé ou pas. Ainsi vous laisserez les gens exercer leur libre arbitre, que vous soyez d’accord ou non avec leurs décisions. Vous n'êtes pas obligé d’intervenir à chaque fois dans les problèmes des autres. Puis, en fin de compte, il vous sera plus facile de faire le choix entre aider quelqu’un ou lui permettre de commettre ses propres erreurs parce qu'il a besoin d’apprendre par ces propres moyens pour grandir.


3. Si vous avez le moindre doute, arrêtez tout !

Si quelque chose ne vous convient pas ou si vous avez un mauvais sentiment, ne continuez pas. Même si vous ne savez pas pourquoi d'où vient cette impression. C’est votre intuition qui vous guide, alors écoutez-la. Cela peut s’appliquer autant lors de vos interactions avec les autres que dans toute situation en général. Donnez-vous un peu de temps avant de prendre une décision pour pouvoir maîtriser un plan d’action clair.


L’avantage ? En vous donnant du temps, vous obtiendrez peut-être des informations cruciales ou des éclaircissements supplémentaires sur les choix à faire. Vous vous sentirez alors moins anxieux et plus confiant dans votre décision, car vous ne vous êtes pas précipité sur quelque chose qui ne vous semblait pas bien au départ.


4. Confiez-vous à quelqu'un si vous en ressentez le besoin:

Prenez votre courage en deux mains et parlez à un coach ou un thérapeute professionnel si vous en avez besoin. Si votre première interaction vous déçoit, si vous ne “sentez” pas votre interlocuteur, ou bien celui-ci ne vous comprend pas, trouvez-en un autre.


L’avantage ? Pouvoir parler à quelqu’un qui ne vous connaît pas, ni même vos proches, offre une grande liberté et un soulagement. Vous pouvez vous confier sans filtre et sans craindre de réaction négative ou de jugements. Une personne externe ne vous conseillera pas en fonction de ses propres préjugés au sein de ces relations interpersonnelles (comme le ferait un ami commun). De plus, vous serez poussé à penser différemment, à mieux vous connaître, et à envisager de nouvelles choses.


5. Enfin, la leçon la plus importante

Chacun est différent et l’ensemble du processus de croissance est très personnel. Ce qui est bénéfique pour moi ne l’est pas nécessairement pour vous, et vice versa. Mais je vous encourage, avec conviction et enthousiasme, à faire ce travail. Partez à votre découverte et cherchez les réponses par vous-même. Je peux affirmer sans une ombre de doute que vous serez plus heureux et plus épanoui. Vous ferez l'expérience d'une acceptation de soi plus profonde, et profiterez d'un nouveau sentiment de liberté lorsque vous connaîtrez enfin vos limites !


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