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Comment lutter contre le syndrome de l'imposteur ?

Si nous en avions la possibilité, je vous demanderais de vite prendre un papier et un crayon et de définir en quelques lignes ce que les mots réussite et échec évoquent pour vous, car la définition que vous donneriez apporterait beaucoup d'éléments sur les raisons qui vous paralysent parfois et font surgir en vous le syndrome de l’imposteur.


Si le titre de cet article vous a attiré, c’est peut-être qu’il a résonné en vous et que vous faites partie de ces nombreuses personnes qui souffrent du syndrome de l’imposteur. Ce que la majorité définit et clame avec fierté être une réussite, pour vous, c’est une notion que parfois vous avez du mal à assumer. Alors comment lutter contre le sentiment d'imposture ?

hypersensible et le syndrome de l'imposteur
Comment lutter contre le syndrome de l'imposteur ?

Mais commençons par définir le syndrome d'imposture…

En fait, il ne s’agit pas d’un syndrome pathologique en soi mais d’un ressenti que certaines personnes font l'expérience, celui d'être illégitime, d'être une fraude, et ceci quels que soient les résultats obtenus.

C’est un mécanisme psychologique qui les empêche de se réjouir de leurs succès, car ces personnes ont le sentiment de tromper les autres au sujet de leurs compétences. Elles ressentent souvent une grande angoisse à l’idée d’être démasquées un jour.

Elles minimisent les mérites de leur réussite, et vont même jusqu'à les attribuer à des facteurs totalement indépendants d’elles. Résultat : Elles n’éprouvent jamais de satisfaction et n’ont jamais le sentiment gratifiant du devoir accompli, car elles dévalorisent sans cesse leur travail ou réduisent l’importance de leur contribution à son succès..


Les effets du syndrome de l'imposteur

Certaines personnes vont se tuer au travailler jusqu’à la dernière échéance, sans prendre en compte leur fatigue. Une fois le travail effectué, elles vont lier leur réussite à la somme de travail abattu plutôt qu’à leurs compétences. Ceci peut amener au burnout.

D’autres personnes mettent tout en place pour échouer et saboter leur travail, en ne respectant pas les échéances, en paralysant complètement ce qui a un effet désastreux sur leur créativité et productivité, en tombant dans la procrastination, et ainsi elles pourront démontrer leur illégitimité.


Comment lutter contre le syndrome d'imposture ?

Vivre en ayant le sentiment constant d’être un imposteur génère beaucoup d’anxiété et peut provoquer de la dépression, la peur des autres, l’impossibilité à s’exprimer en public, la procrastination, etc…


Mais avant je vais vous parler des racines que j’ai identifiées et qui ont contribué à me battre pendant des dizaines d'années avec le syndrome de l’imposteur.


Je parle devant des gens depuis plus de 25 ans.

Ma première entreprise m'a amené à diriger une équipe de 75 personnes. Du fait de mon activité, j'ai été invitée à de nombreuses reprises à la télévision. Puis, après une énorme percée dans ma vie, j'ai complètement changé ma vie professionnelle des affaires pour devenir professeur de yoga et de méditation et guérisseur énergétique. J'ai donc commencé à animer des cours de yoga en personne ou en direct sur des plateformes numériques.

Alors que toutes les personnes autour de moi admiraient ma confiance, j'avais toujours l'impression d'être sur le point de m'évanouir à chaque fois, juste avant d'appuyer sur le bouton "Go Live" ou d'accueillir mes élèves.

J'ai toujours eu l'impression de ne pas mériter autant d'attention. J'ai toujours craint de faire des erreurs, de devoir me répéter à cause de mon accent et que personne ne me comprenne. Pour faire une petite parenthèse, tout ce dont j'ai parlé plus haut a toujours été fait dans une autre langue que ma langue maternelle qui est le français. Et aujourd'hui, je me bats encore avec moi-même à propos de mon accent, en discutant avec des clients ou en enregistrant des podcasts et des méditations guidées.

Je ne sais jamais si mes idées et mes connaissances valent la peine d'être prises en compte. Vous voyez, même écrire cet article me fait m'interroger… Est-ce compréhensible ? C'est intéressant ? Pourquoi quelqu'un me lirait-il ou me suivrait-il, alors qu'il y a tant de gens plus compétents que moi.


Je sais que je ne suis pas seul aux prises avec le syndrome de l'imposteur. Si vous lisez ces lignes, vous me comprenez sûrement.

Si vous avez déjà eu l'impression de ne pas mériter vos réalisations, de ne pas appartenir à un certain endroit et de ne pas mériter d'être sous les projecteurs pour vos réalisations, vous n'êtes pas seul.

Mais malheureusement, le syndrome de l'imposteur est la plus grande menace pour votre carrière car il vous maintient silencieusement coincé là où vous êtes. Et nous ne le voulons pas non plus, même si nous nous battons avec les doutes et notre sentiment d'illégitimité.


Pour notre défense, le syndrome de l'imposteur signifie rarement un manque total de confiance, ou que nous avons besoin d'obtenir la validation et plus de réconfort des autres, cela signifie simplement que vous avez peur de l'échec.

Et derrière cette peur se cache le fait que vous vous souciez vraiment de ce que vous faites. Sinon, vous ne vous inquiétez pas de ne pas être assez bon. Est-ce que ça a du sens?


Mais, si vous pensez que vous n'êtes pas assez bon, vous avez également une excellente excuse pour ne pas agir et tomber dans ces comportements négatifs d'auto-sabotage dont nous avons parlé plus tôt.

Lorsque vous n'agissez pas, vous ne pouvez pas échouer, n'est-ce pas ?

Et ne pas échouer, c'est bien - du moins, c'est ce qu'on nous apprend. Et c’est peut-être là que résident les principaux problèmes…


Pour en revenir à ma propre histoire, après avoir travaillé sur l'origine de ce syndrome de l'imposteur, j'ai réalisé qu'il était en gestation depuis que je suis à l'école.


Malgré mes promotions successives dès mes débuts professionnels, ou mes compétences ont rapidement été remarquées. Encouragée par ma hiérarchie, j’ai gravi plusieurs échelons en un temps relativement court. Chaque promotion successive était pour moi une source d’angoisse, car j'étais convaincue de ne pas les mériter. Pire, je me disais que mes supérieurs allaient finir par découvrir que je n'étais pas à la hauteur et soit me licencier, soit me faire stagner. Pour éviter cela, j’ai travaillé sans cesse, faisant un maximum d’heures supplémentaires tout en faisant bonne figure en toutes circonstances. Mais j'étais toujours sur le qui-vive et dans l’angoisse.


A y regarder de plus près, cette angoisse ne m'était pas inconnue. Elle m'a accompagnée durant toute ma scolarité. J’ai toujours été une excellente élève avec une grande facilité d’apprendre à la différence de ma sœur qui devait travailler des heures et des heures pour obtenir de moins bons résultats. Les attentes de mon entourage étaient très fortes. J'avais toujours eu le sentiment de ne pas mériter les félicitations de mes profs, car, de mon point de vue, je n’ai jamais rien fait d’exceptionnel. Tout simplement je travaillais et c'est pour cela que j’arrivais en tête du classement, sans pouvoir relier ces résultats à mes propres compétences. Tout ce qui m’arrivait découlait pour moi d’un concours de circonstances, de la chance, d’une intervention fortuite, d’un malentendu, du hasard, etc. Je n’ai jamais vraiment eu confiance en moi. Malgré mon parcours sans faute, je ne me suis jamais sentie tranquille et apaisée. Je ne pensais pas mériter les louanges de mon entourage.


(Vous ne savez pas si vous êtes hypersensible ? Voici les signes d'une personne hypersensible. Vous pouvez également faire le test ici ou ci-dessous)

test: etes-vous hypersensibles?

Le manque d'estime de soi

La plupart des gens qui réussissent sont capables d’attribuer leur réussite à leur mérite personnel. Ils sont en mesure de faire le lien entre leur succès et leur savoir-faire. Ils sont conscients de leurs compétences, même s’il y a une part aléatoire est aussi prise en considération. Cette certitude leur permet d’avoir confiance en eux et de s’appuyer sur leurs capacités. Ils savent reconnaître leurs aptitudes, et l’expérience acquise les conforte en ce sens. Mais d’autres, comme moi, n’ont pas acquis ces certitudes. Ils banalisent leur réussite en considérant que tout le monde aurait pu faire ce qu’ils ont fait.


Ils minimisent leurs compétences, comme moi, qui explique à mon entourage que, certes, je connais bien le sujet des hypersensibles, mais qu’il y a encore des quantités de choses que j’ignore. Dans la mesure où je ne sais pas tout faire, je considère que je ne sais rien faire ! Et je vais vous faire sourire lorsque je vais partager avec une de mes devises favorites: “Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien!” Lorsque je l’ai lu quelque part il y a des années, ma réponse immédiate : “Si il y a une chose dont je suis sûre, c’est bien cela !” :))))

Vous voyez comment la pression que je me suis mise a rendu impossible la satisfaction du travail accompli qui parfois me poursuit encore ?


Les personnes qui souffrent du syndrome d’imposture ne connaissent pas de répit et ne se sentent jamais satisfaites d’elles-mêmes, sécurisées par leur talent ou leurs compétences. Elles vivent dans un état de tension permanent, qui ne trouve pas d’apaisement.


La souffrance liée au syndrome d'imposture

Au cours de ma scolarité, j'étais perçue comme une élève brillante. Ce rôle de petite fille parfaite m’a été attribué d’office, au vu de mes résultats scolaires, et n’a jamais été discuté ou explicité. Je devais l’endosser et continuer à être excellente. Mais la pression mise sur moi par cette considération sélective de mes parents a entravé ma liberté. Je devais être cette petite fille parfaite sans recevoir aucun encouragement. Je savais que je serais jugée négativement et grondée sévèrement dès lors que je ne serai plus parfaite.


Je me suis vite rendu compte qu’elle devait jouer le rôle attribué par mes parents et mes profs pour leur plaire. Loin de me rassurer, cela a augmenté mon impression d’être dans une imposture. Il y avait beaucoup de pression sur mes épaules, car je n'avais pas le droit d’échouer et de ne pas être brillante. J’étais contrainte de réussir tout en étant incapable de me voir comme une personne douée.

Les promotions proposées par mes supérieurs hiérarchiques auraient comblé nombre de salariés, mais pour moi, c'était une énorme source d’angoisse. Incapable de reconnaître et d’apprécier mes talents à leur juste valeur, je n’avais pas conscience de posséder de nombreuses ressources. Je ne pouvais donc pas être fière ou me réjouir de mes promotions et encore moins me sentir valorisée.


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Focus psy sur le syndrome d'imposture

Quand notre entourage se montre sélectif à propos des comportements que nous adoptons, nous nous rendons vite compte qu'à certains moments, nous sommes acceptés et qu’à d’autres moments, nous ne le sommes pas. On en vient peu à peu à adopter la même attitude sélective vis-à-vis de nous-même. Et souvent cette attitude se traduit par “ne pas réussir n’est pas une option", qui se bat tête contre tête avec le sentiment que notre réussite n’est pas non plus valide, qu’elle n’est liée qu’à des circonstances évidentes (“j’ai tout simplement travaillé dur, tout autre aurait obtenu le même résultat”) ou extérieures (“c'était facile donc il n’y a aucune prouesse dans ce que j’ai fait, et surtout pas de quoi s’en vanter” ou bien encore “sans mes collègues, j’aurais échoué”).

La conséquence de cela est que nous apprenons à nous évaluer selon les critères d’autrui, au lieu de nous évaluer selon nos propres critères, et surtout selon notre ressenti. Nous nous approprions l’échelle de valeur de notre entourage tout en nous éloignant de nous-même. Comme nous n’en sommes pas conscients, nous considérons que nos expériences sont conformes à notre ressenti alors qu’en réalité, nous répondons à un besoin qui n’est pas le nôtre. Difficile alors de se sentir légitime, réel et sincère.


Se libérer du syndrome d'imposture

Il est essentiel pour les personnes qui souffrent de ce sentiment d'imposture de pouvoir en parler. Cette part de nous-même est souvent très présente chez les hypersensibles, mais elle est aussi fréquente chez beaucoup de gens. Lorsqu'une personne vient me consulter, et soulève ce sujet, j'écoute leurs peines, recense leurs combats, et je suis aussi et surtout attentive à la voix qui les sabote.

Le fait que tout cela soit évoqué et mis en lumière leur permet de ressentir et de comprendre ce qui se passe en elles. Peu à peu, une voix plus juste et bienveillante se fait entendre qui permet la réconciliation.

Voici un exemple d'exercices que nous faisons ensemble qui vous aident à définir vos valeurs. Nous commençons par lister les valeurs inculquées par vos parents. Dans cette liste, nous relevons les valeurs auxquelles vous adhérez, mais aussi celles qui ne vous correspondent pas ou plus et pourquoi. Ensuite nous travaillons sur celles que vous souhaiteriez acquérir et développer, et enfin nous établissons les moyens de les rendre plus présentes dans votre vie ?



 

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